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Artiste

DER (aka RED)

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Biographie

Avant Red (et Der), Olivier Lambin, originaire de Lille, enchaîne les petits boulots, vend des radiateurs par téléphone, enfile des manches dans des poêles Tefal et même un costume de croque-mort. Autodidacte jusqu’au bout des ongles, il apprend à jouer de la guitare en écoutant Dylan et les Stones. Il se produit en solo avec une guitare et une voix d’écorché vif dans les bistrots de Rennes dès 1996 sous le nom de Red. Il sort le fiévreux et cathartique « Felk », en 1999 sur le label Rectangle de Noël Akchoté et Quentin Rollet. Entre blues bruitiste et folk électro sans pathos ni misérabilisme, cet album a été enregistré sur un PC avec un micro pourri dans sa cuisine avec une guitare sèche et des bidouillages numériques… S’ensuit un deuxième album cover hommage complet de l’album « Songs from a Room », de Leonard Cohen puis en 2002 sort « 33 » ( l’âge du Christ) inspiré de l’album dans lequel il se sert du Verbe comme d’une matière sonore pour un cut up symboliste et profane . Cet album paraît finalement chez Universal en 2002. Les critiques sortent Red de la clandestinité et ne lésinent pas sur les comparaisons : Tom Waits, Johnny Cash, Nick Cave…

Red l’inclassable transcende les genres et les styles, se disperse, vagabonde. Les années qui suivent, il participe à l’album « Race Track Blues » sur le label Volcanic avec Tchangodéï (pianiste au côté d’Archie Shepp, de Steve Lacy et de Mal Waldron), il joue en trio avec Jean-François Pauvros et Noël Akchoté sur l’album expérimental « Ecume et bave » pour le label Signature de Radio France et figure sur la B-O du film de Thierry Jousse, « Les Invisibles » avec une reprise de Monsieur William (paroles de Caussimon). Red se rassemble sous la forme de groupe sur « Nothin’ to celebrate », une superproduction par rapport aux deux précédents albums. Avec cet hommage décomplexé à Dylan et aux Stones, le Frenchie fait exploser le cliché de l’artiste maudit noyé dans l’alcool. Les sessions, filmées par Christian Laville, donnent lieu à un documentaire de 52 mn, « Rien à célébrer ». Il sort ensuite en 2017 l’album « Social Hide and Seek », enregistré live qui transmet l’énergie rock que dégage le groupe lors de ses concerts.

Red touche à tout. Les années 2008 et 2009 seront consacrées à l’élaboration d’un album solo « The Nightcrawler aka Red » inspiré d’un recueil de textes écrit à Nashville en 2005 alors qu’il enregistrait avec Bonnie Prince Billy pour un album jeune public « Songs for the Young at Heart » produit par Suart Staples. L’idée de départ étant de faire une série de 200 albums dont toutes les pochettes sont originales et peintes une à une. Il en fera finalement plus de 900 en cd plus une série de 500 vinyles distribués par le label Clapping Music. En 2012, alors de retour à Lille il fonde Bodybeat, un groupe de dance funk futuriste, ils sortent un premier EP éponyme et fin 2015 un LP « 8 » sur le label Alpage Record. Il joua avec ce groupe sur les scènes Anglaise et Françaises jusqu’en 2017. Cette même année, alors qu’il range son grenier, Red tombe au hasard sur un cd de pistes électro qu’il avait bricolé du temps de l’album Felk dix-sept ans auparavant. Il commence alors l’enregistrement de « Felk Moon » en catimini pendant la nuit qui sort fin 2018 sur le Label Bisou Records avec un featuring de Bertrand Belin sur le titre « Bunch of Teens » . Pour cet album il réalise alors 800 Pochettes de vinyles à la main dont une centaine seront édités sur un livre disque du même nom.

Viennent alors les virulentes années 20, pales et blanches, qui verront la confection du subversif « Supersound ». Du Red mais à l’envers : Der.

Disponible chez Beast Records